Ai-je encore le droit de vous écrire ?
Pas étonnant que dans cette société qui veut tout régenter, un projet de loi, visant à obliger tout blogueur à communiquer ses coordonnées exactes, voit le jour. Bravo pour la liberté d’expression, bravo à ceux, qui apparemment, n’ont pas compris que cet anonymat, était un des bases de la liberté de ton des blogueurs.
Personnellement, je n’ai rien à cacher. Je paye mes impôts, je n’ai pas de maitresse, d’enfant caché, je suis fonctionnaire, vis dans une maison sympa au Nord de Montpellier avec femme et enfants et mis à part le fait que je n’ai pas Canal + et un labrador, je revendique le droit d’être un citoyen lambda. Lambda, mais avec un cerveau, des doigts et un clavier AZERTY. Avec des opinions qui n’appartiennent peut-être qu’à moi mais que je pense aussi respectueuses que celles de mon voisin avec qui je m’entends d’ailleurs très bien.
La liberté de ton des blogs vient justement du fait que leurs auteurs ont pu préserver un certain anonymat. Je pense que si, comme indiqué dans l’exposé des motifs, « un certain nombre de dérives se sont néanmoins manifestées » il ne doit pas être trop compliqué de retrouver le dérivant. Au moins par son FAI ou la plate-forme qui héberge le blog un peu trop rebelle.
Je pense encore (je m’excuse, je n’arrive pas à faire autrement) que « pondre » un projet de loi avec un tel préambule relève d’arrière pensées pour le moins loufoques sinon engendrées par un peur certaine.
Enfin, « considérée une personne comme professionnelle ou pas selon la nature du sujet sur lequel elle s’exprime » est délibérément une atteinte à la liberté d’expression la plus basique.
Ça, tu peux avoir un avis, peut-être en parler, à la limite écrire quelques mots que d’autres pourront lire mais sur ça tu seras professionnel, donc directeur de ta publication, avec les responsabilités civiles et pénales qui vont avec.
A l’heure des priorités dans les réformes politiques à faire, je pense que les femmes et les hommes politiques, de tous bords confondus, élus par nous, feraient mieux de s’attaquer enfin aux problèmes de fond et nous laisser, nous, petits penseurs et écrivains de pacotille, nous exprimer librement.

Euro 2016.
Même si je ne suis supporter d’aucune équipe, ou plutôt de celle qui développe le pus beau jeu, j’aime le football. Plus d’ailleurs à la télévision que sur un terrain. Passable en match, et bon en freestyle. Je vous invite à lire un superbe article comme « le Parisien » sait en faire. Accrochez vous bien : la chronologie de cette matinée mémorable où l’UEFA a choisi la France pour l’organisation de la coupe d’Europe des nations en 2016. Je ne mets même pas de lien, le suspens sera encore plus grand. Des articles de fond sur des sujets pointus de l’actualité, voila pourquoi je vais m’abonner vite à ce journal. C’est un peu méchant, mais ça fait un peu de bien aussi.

C‘est vrai que ça pullule grave sur la blogosphère et que tout un chacun y va gaiement de ses conseils avisés sur tout et n’importe quoi et le moins que l’on puisse dire, c’est que les lignes éditoriales sortent des sentiers battus. C’est sûrement pour cela que l’on aime ce type de média. Un peu déjanté, souvent personnel même sur les blogs pros, avec l’humeur du matin quand on a encore la tête dans le café ou le pâté ou celle du soir plus critique, plus polémique.




